Comprendre la bipolarité juvénile

Un article de La Maison des maternelles – France 2

Caline Majdalani, psychologue clinicienne au Centre des Troubles Anxieux et de l’Humeur à Paris, spécialisée dans la prise en charge de la cyclothymie chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte répond à nos questions.
LMDM – On parle – selon les experts – soit de « cyclothymie » soit de « bipolarité juvénile ». Quel que soit le terme employé, quels sont les principaux symptômes qui doivent alerter les parents ?

Caline Majdalani : Déjà, c’est souvent un ensemble de signes qui alertent, pas un signe isolé. Ce qui ressort principalement :

  • Les soucis émotionnels : les crises de colères extrêmes, qui durent plus de 30 minutes et sont difficiles à gérer, canaliser, qui prennent des dimensions violentes, dans des déferlements très difficiles. Ce n’est pas du tout la petite frustration du quotidien de tous les parents. On parle « d’orage émotionnel » : on n’arrive pas à contenir l’enfant. Ce n’est pas une question d’éducation, ou des parents qui n’arrivent pas à poser de limite.
  • Les variations d’humeur, qu’on peut voir de manière ponctuelle, mais aussi des dépressions : l’enfant est triste, il s’isole, il est grincheux, irritable, est collé aux écrans, ne veut pas participer à la vie de tous les jours.
  • Il peut y avoir des périodes d’excitabilité, c’est rare chez les enfants mais ça peut exister : l’enfant devient une vraie pile électrique, il a plein d’idées…
  • C’est l’ensemble de signes qui vont faire penser à une bipolarité, mais aussi la fréquence et l’intensité : à quel point on le vit au quotidien ? Chez les enfants, ce sont plutôt des micro-phases, ce n’est pas forcement très visible au quotidien. Le cerveau de l’enfant est encore trop immature à manifester tel que chez les adultes. C’est pour cela qu’on parle plutôt de cyclothymie chez les enfants plutôt que de bipolarité au sens de l’adulte.
Pourquoi certains pédopsychiatres sont aussi réticents à poser un diagnostic sur un enfant de moins de 15 ans quand tous les symptômes sont réunis depuis plusieurs années ?

Effectivement tous les experts ne sont pas d’accord. Tout dépend du référentiel théorique auquel on se réfère pour faire un diagnostic. Si c’est le référentiel classique alors vous ne pouvez pas poser un diagnostic de bipolarité juvénile. Si vous avez un référentiel différent, plus évolué, qui tient compte de manifestations moins classiques, vous pouvez diagnostiquer. Pourquoi ? Parce que les symptômes de la bipolarité ne sont pas les mêmes chez l’adulte et chez l’enfant. Si pour rechercher de la bipolarité juvénile on applique au sens strict le diagnostic de la bipolarité chez l’adulte alors on peut passer à côté de beaucoup de choses. Chez l’adulte, on décrit des phases très nettes et plus ou moins longues qui rompent avec le fonctionnement habituel : des symptômes dépressifs pendant un certain temps, et puis à d’autres moments de l’euphorie par exemple. Le cerveau immature de l’enfant n’est pas capable d’avoir des épisodes francs comme ça. La bipolarité juvénile ressemble plus à de la cyclothymie adulte c’est-à-dire des micro-phases en permanence, dues à une instabilité émotionnelle de nature.

Quand on a un diagnostic de bipolarité juvénile, est-ce que la prise de traitement est systématique ? Et si c’est le cas, est-ce que nos enfants vont devoir prendre des traitements toute leur vie ?

Non, ce n’est pas systématique. On fait tout notre possible pour éviter ou – si ce n’est pas possible – retarder au maximum la prise de médicaments. Pour cela on accompagne les enfants (dans la régulation de leurs émotions) ET les parents (dans la gestion de l’enfant et ses colères) en thérapie. Tout ça avec un thérapeute qui comprend les parents : c’est primordial. Si vous allez voir un psy et que vous vous sentez jugés, c’est que ce n’est pas la bonne personne et qu’il/elle n’est pas sensibilisé(e) au sujet. Après pour la médication, il faut toujours peser la balance bénéfice/risque : personne n’aime les traitements, mais la question est « que peut-on faire pour que l’enfant se développe au mieux avec le moins de conséquences possibles ? ». La bonne nouvelle est que les traitements ne sont pas toujours à vie. C’est au long cours oui, mais tout va dépendre de chaque personne : le traitement est donné le temps que l’équilibre soit atteint que – pendant cette accalmie – l’enfant puisse faire ses apprentissages (réguler ses émotions, travailler ses compétences relationnelles…).

Caline Majdalani a co-écrit les livres « Cyclothymie – Troubles bipolaires des enfants et adolescents au quotidien » et « J’apprends à gérer ma cyclothymie » aux Éditions Josette Lyon.

La rédaction de La Maison des Maternelles

Livre : Mon enfant cyclone, le tabou des enfants bipolaires

« Le pire, c’était le sentiment d’être pris au piège. La nounou n’en pouvait plus, les amis n’en pouvaient plus, nos parents n’en pouvaient plus, sa sœur n’en pouvait plus. Nous vivions en prison, avec “un monstre”. On se disait bien qu’il y avait une explication. Mais laquelle ? En attendant, on subissait. Les conseils, on les avait tous suivis. Rien n’avait de prise sur Stan. Il n’avait que cinq ans. Il nous détruisait et semblait très malheureux. »

Ce récit est le cri d’une mère qui s’est battue pour son fils, et une sonnette d’alarme pour forcer les pouvoirs publics à replacer au cœur du débat la question des pathologies psychiatriques des enfants.
À tous les parents désemparés qui ont tout essayé, qui ont cherché, consulté, sans trouver de solution, ce livre est pour vous. Il ne donne pas un diagnostic mais une piste à creuser, trop souvent exclue d’emblée en France : et si mon enfant était bipolaire ?
 
“C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon livre aujourd’hui.

A tous les parents de cyclokids sans oublier la fratrie pour que ce livre puisse vous guider pour moins de souffrance.

A tous les cyclokids pour bien dompter son monstre et reprendre le pouvoir sur sa vie.
A tous les professionnels de santé pour oser le diagnostic précoce et pour qu’il ne soit plus jamais « trop tard ».
Aux pouvoirs publics pour réagir.
A tous les autres pour comprendre.”

Laëtitia Payen

Paru le 16/03/2022 – 288 pages – 19€

Les droits d’auteur de Laëtitia Payen seront entièrement reversés à l’Association Bicycle

Revue de presse

EUROPE 1 – 17 mai 2022
Olivier Delacroix, libre antenne
https://www.europe1.fr/emissions/La-libre-antenne/apres-le-calvaire-vecu-par-sa-famille-le-petit-garcon-bipolaire-de-laetitia-a-ete-sauve-grace-a-un-diagnostic-precoce-4112148
 
BFMTV – 15 mai 2022
https://www.bfmtv.com/replay-emissions/prenez-soin-de-vous/bien-diagnostiquer-la-bipolarite-chez-l-enfant-15-05_VN-202205150048.html
 
Ouest France – 20 avril 2022
https://www.ouest-france.fr/sante/maladies/violences-insultes-excuses-elle-raconte-le-quotidien-de-son-fils-atteint-de-troubles-bipolaires-7732359
 
RCF – Mars 2022
https://rcf.fr/culture-et-societe/le-podcast-des-plumes-de-montaigu?episode=232442&fbclid=IwAR2XVBYj8qVW7tb2WkyiLtuzhrf0Pk0fn5IDy74Wy-H-GSXt6lwv2yhVeWc
 
La gazette du Val d’Oise – 30 mars 2022
https://actu.fr/ile-de-france/herblay-sur-seine_95306/herblay-sur-seine-le-combat-d-une-mere-pour-son-fils-bipolaire_49798853.html?fbclid=IwAR03HnLekIRY0_JCZyCe122y2SxVC4AT1v9vDBlCWZbfqbUrrFOudX5e1R4#l1dnvtsnlpulih7ihtg
 
VIVRE FM – émission « Vivre c’est épatant » animée par Carole Clémence – 30 mars 2022
https://www.vivrefm.com/emissions/vivre-c-est-epatant
 
France Bleue – émission « C’est déjà demain » avec Fredérique Le Teurnier – 30 mars 2022
https://www.francebleu.fr/emissions/c-est-deja-demain/bipolarite-que-faire-quand-son-enfant-est-concerne
 
France Inter – le 5/7, émission pré-matinale présentée par Mathilde Munos – 30 mars 2022
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-du-mercredi-30-mars-2022?fbclid=IwAR04JxXZbcVPVV2J89zwIQn8wqdWkHWOjVILMbS_oIGRzWhdGLLzPk3RvPw
 
20 Minutes – 30 mars 2022
https://www.20minutes.fr/sante/3261523-20220330-journee-troubles-bipolaires-diagnostic-rendu-liberte-raconte-laetitia-payen-maman-garcon-bipolaire?utm_term=Autofeed&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1648638716
 
Konbini News – 30 mars 2022
https://fb.watch/c48Gh77rR0/
 
La maison des maternelles – France 2 – 16 mars 2022
https://www.france.tv/france-2/la-maison-des-maternelles/3190663-le-jour-ou-mon-fils-a-ete-diagnostique-bipolaire.html
 
Flammarion – Mon enfant cyclone, le tabou des enfants bipolaires – 16 mars 2022
https://www.instagram.com/p/Cbsa4ItKjWa/

 

Tribune : de l’effet rebond à l’effet papillon

Rappelons que le trouble du comportement est un symptôme non spécifique c’est à dire qu’il peut-être retrouvé dans plusieurs troubles. Il ne permet donc pas à lui seul de poser un diagnostic. Chaque trouble nécessite des explorations spécifiques. A noter que plusieurs troubles peuvent également coexister.

Quand une prise en charge thérapeutique (traitement de première intention) de l’ensemble de la famille est insuffisante face à l’intensité des troubles du comportement de leur enfant, les parents sont souvent démunis.

Les médecins le sont aussi. Mais cela reste un sujet tabou dont on parle plus rarement.

 
Toutes les associations, tous les médias et même des programmes dans les hôpitaux le disent : il faut sortir de l’isolement, ne plus avoir honte, oser en parler.
 
Les médecins se retrouvent alors saturés pour ce motif de consultation qui devient récurrent. Un médicament est parfois nécessaire.
Soumis aux injonctions de notre société inclusive, les plus ouverts prescrivent du méthylphénidate (traitement préconisé pour le TDAH). Mais peu ou mal formés à ces troubles ils sont souvent, en toute bonne foi, incapables de distinguer l’effet rebond* des effets indésirables d’une médication inadaptée.
 
La médication est alors non seulement maintenue mais aussi augmentée. Quand cela n’est pas suffisant, la même molécule est conservée, seule la forme est modifiée.
 
Pour les enfants avec des antécédents familiaux de troubles bipolaires, quand le traitement entraîne une réduction significative du temps de sommeil accompagnée d’une aggravation durable de l’irritabilité, peut-on encore parler d’effet rebond ou de virage maniaque ?
 
Il y a aussi les experts pour lesquels il est souvent reproché de ne voir que par leur spécialité. Il est est de même pour les associations.
 
Les partenariats entre associations sont difficiles comme si chacune défendait son pré carré en en oubliant parfois sa mission originelle…
 
L’effet rebond, le vrai, ne serait-il pas alors du ressort des associations ?
 
Ne tombons pas dans le piège du biais de confirmation !
 
Chez Bicycle, on ne badine pas avec l’éthique.
 
Notre démarche est avant tout scientifique. Quand un parent nous contacte on ne recherche pas tout ce qui pourrait correspondre à de la bipolarité mais à l’inverse tout ce qui ne pourrait pas l’être…
 
Nous rebondissons vers tous les autres troubles qui ressemblent et qui parfois même coexistent…
 
Et chaque jour nous incitons les parents à rebondir vers d’autres associations :
 
Si le battement d’aile d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher.
 
Et si nous associations, médecins, professionnels du médico-social, tous ensemble, nous avions le pouvoir de transformer l’effet rebond en effet papillon ?
* L’effet rebond désigne le moment où l’effet du médicament se dissipe et s’estompe. Il est possible que l’enfant présente alors une agitation supérieure pendant une courte durée.
 
(c) Illustration : Rico Gripoil

Interview La maison des maternelles

Interview lors de l’émission La maison des maternelles sur France 2.
A l’occasion de la sortie du livre de Laëtitia Payen : Mon enfant cyclone, le tabou des enfants bipolaires aux éditions Flammarion.

Co-écrit avec Catherine Siguret.

“Se retrouver démuni face à un enfant ingérable qu’on ne comprend plus et qu’on ne se sent parfois même plus capable d’aimer, c’est le lot des parents dont l’enfant souffre d’un trouble de l’humeur. Laëtitia vient évoquer ce sujet si tabou ce matin. Elle est la maman d’Atsuki (15 ans), et de Stanislas (13 ans). Elle a vécu l’enfer avant que l’on ne diagnostique à son fils une bipolarité juvénile à l’âge de 5 ans. Grâce à une prise en charge précoce, il va bien aujourd’hui. Elle est depuis devenue présidente de l’association Bicycle qui soutient les familles dans les troubles de l’humeur des enfants et des adolescents. Elle est aussi l’auteure du livre Mon enfant cyclone qui raconte son parcours et sort aujourd’hui chez Flammarion.

Caline Majdalani est psychologue clinicienne au   à Paris, spécialisée dans la prise en charge de la cyclothymie chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte. Elle a co-écrit les livres « Cyclothymie – Troubles bipolaires des enfants et adolescents au quotidien » et « J’apprends à gérer ma cyclothymie » aux Éditions Josette Lyon. Elle répond aux questions des internautes sur ce thème.”

Les droits d’auteur de Laëtitia Payen seront reversés à l’association.

Retrouvez l'interview en vidéo ici :

L’article de la rédaction de La Maison des Maternelles :

Laëtitia vit un quotidien difficile avec son fils Stanislas : crises volcaniques, hypersensorialité, TOC, violence physique et verbale… À ses 5 ans, un psychiatre pose enfin un diagnostic sur ses maux : il souffre de cyclothymie ou bipolarité juvénile.

Un quotidien insoutenable

Dès tout petit, Stanislas est un enfant agité, difficile. Ses parents mettent d’abord cela sur ses problèmes de santé : il a été hospitalisé plusieurs fois. Mais après ses 2 ans, les crises continuent : des colères explosives de plus d’une heure, plusieurs fois par jour. Chaque geste du quotidien est un combat : prendre le bain, mettre son manteau… Laëtitia et son conjoint l’éduquent pourtant comme sa grande sœur, Atsuki, qui n’a jamais posé problème.

Peu à peu, d’autres symptômes s’ajoutent au tableau : Stan a des TOC, des manies étranges. Il est aussi beaucoup plus sensible aux odeurs, aux bruits, et à la chaleur que les autres enfants. Plus il grandit, plus les crises s’amplifient :

« Il se transformait physiquement pendant les crises : ses yeux tournaient, sa voix devenait rauque. Il y a eu beaucoup de violence physique et verbale. À l’époque j’étais couverte de bleus car j’essayais de le contenir pendant les crises pour qu’il ne se blesse pas et ne casse pas tout autour ! »

Stanislas passe d’un état émotionnel à l’autre extrêmement vite : il peut avoir de grands élans affectifs envers ses parents après une crise, ce qui les déstabilise d’autant plus. Ils consultent des professionnels, mais aucune piste n’aboutit réellement : on leur parle de précocité, de TDAH, de suspicion d’autisme… D’abord démunis de ne pouvoir aider un enfant qui semble lui aussi en grande souffrance, ces parents – à bout – commencent à atteindre leurs limites :

« À un moment donné, on est tellement épuisé qu’on bascule… On finit par ne plus aimer son enfant, et c’est ça qui est le plus difficile. »

La découverte de la bipolarité juvénile

Aux 5 ans de Stanislas, Laëtitia découvre par hasard l’association Bicycle qui soutient les familles dans les troubles de l’humeur des enfants et des adolescents. Alors qu’elle ignorait son existence, elle apprend que la bipolarité juvénile existe : elle n’a juste pas les mêmes manifestations que la bipolarité chez l’adulte. Elle reconnaît tout de son fils dans les témoignages, c’est une révélation. Peu de temps après, un événement violent la pousse à passer le pas et à consulter :

« On rentrait de la garderie, il a vu une voiture arriver sur la route et il a voulu se jeter dessous. La voiture a pilé. Sur le coup ça semblait être une impulsion, mais en reparlant après avec lui en fait il voulait mettre fin à ses jours, il nous disait : « Vous seriez mieux sans moi ». Ça m’a fait un électrochoc. »

En février 2015, Laëtitia obtient enfin un rendez-vous au CTAH (Centre des Troubles Anxieux et de l’Humeur) à Paris : la famille y rencontre une psychologue et un psychiatre qui n’ont aucun doute sur le diagnostic de Stanislas et confirment les intuitions de sa maman.

Retrouver l’équilibre

Suite à ces rendez-vous, un antiépileptique (qui peut également jouer le rôle de régulateur de l’humeur) est prescrit à faible dose pour Stanislas. Le début de la médication est un cap difficile à passer pour Laëtitia :

« Il y a les remarques extérieures genre : « Tu drogues ton enfant » et c’est très dur même pour soi d’accoler le nom de son fils de 5 ans avec le mot psychiatrie. Aucun parent n’a envie de psychiatriser son enfant. Et puis donner un médicament c’est aussi vraiment admettre que l’amour ne suffit pas. »

Deux ou trois mois après le début du traitement, Laëtitia repère néanmoins des changements flagrants dans l’attitude de son fils. Elle nous raconte ce moment de bascule le jour où toute la famille refuse une aide à Stanislas pour un jeu :

« Je m’attends à une explosion… mais non, il file dans sa chambre et pleure. Je l’ai alors rejoint, je lui ai dit : « C’est extra ! Tu as pleuré, c’est génial ! ». Surpris d’abord, il a ensuite compris et il a dit : « Oui, j’ai choisi la bonne émotion ». Avant ça, je ne le voyais JAMAIS pleurer, là il a eu des larmes d’enfant. »

Les années ont passé, Stanislas a aujourd’hui 13 ans et les violences à la maison ont totalement disparu. Toujours sous traitement léger et suivi en psychothérapie tous les mois, il a pu rester dans le système scolaire classique avec un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) pour troubles DYS, a un groupe d’amis, une bonne moyenne… Bref, il va bien et pourra envisager un arrêt du traitement à l’âge adulte.

Laëtitia est désormais présidente de l’association Bicycle et publie le livre Mon enfant cyclone aux éditions Flammarion, qui détaille l’intégralité de son parcours.

Mon enfant cyclone, le tabou des enfants bipolaire